22.02.2006
12/ Dreyfus à Outreau ?
"L'incapacité de penser n'est pas le défaut de gens qui manquent d'intelligence mais une possibilité qui sans arrêt guette chacun de nous", (Hannah Arendt)
Le "système Badaoui", est bien identifié, servi sur plateau d'argent, (instruit au point de pouvoir se passer d'un juge d'instruction). Pourquoi Jugeote mord si facilement à l'hameçon? se conduit en "chiot irresponsable", (entendez "garanti contre toute poursuite pour abus de pouvoir") Pourquoi s'arrête-t-il à 18 "pointeurs" plutôt qu'à 81? Comme lueur de Branly, c'est aveuglant! Il y a un mystère! Pourquoi ce dossier était suivi au ministère ? (Le Monde, 07.02.06) [1]
La "compassion judiciaire", limitée aux seuls enfants du "système Badaoui": "Les enfants disaient être battus... disaient que lors des séances de viols collectifs, les faits avaient été filmés... Ça m'avait marqué... les enfants disaient qu'ils avaient très mal, qu'ils saignaient régulièrement de l'anus..."
Pour les autres?, (les "rajoutés"). La souffrance des enfants du "système_Badaoui", justifie la chasse au "pointeur" et les souffrances occasionnées aux enfants du "système Jugeote"? Logique camusienne? "J'ai tué l'Arabe, because soleil..."
Et la Magist'Rature exige de la compassion pour les deux "techniciens du Dalloz" ! "L'organisation dénonce les méthodes du rapporteur,... "Interroger quelqu'un si longtemps, ça ne s'est jamais vu dans... La tendance à établir une faute de M. Burgaud". Qui monte une pièce à deux scènes: Jugeote passant d'accusateur intègre à "accusé torturé".
Restons sur la "fonction de la Commission"? établir les faits,
on parle de la "confrontation globale", significative, oui; admissible? (Souvenirs d'un monde disparu? [3]). Lorsque le troisième "témoin" absoudre un "futur innocenté", fut-il menacé de peine lourde?
Alors que le système Badaoui explose, le président stoppe ! Comment ont réagi les jurés, devant l'explosion du "système Badaoui"? devant la choix du président, d'ajourner d'une "nuit-porte-conseil"? Comment les a-t-on retournés? Pourquoi ont-ils "accordé" sept ans, (pour quatre demandés), au prêtre plus qu'innocenté alors que des coupables ayant avoué, (de petits imbéciles primaires, "non connus des Services de Justice"), n'auront que six et quatre ans!
Le deuxième grand système d'Outreau, (la "Commission") devient donc petit à petit, (et à grands pas), un listing de questions non répondues et de questions non posées. [4] Dans les entreprises, j'ai inventé la méthode "véto". Par exemple, proposer au gosse fou le Chiranouille au balcon... (et six mois d'Abu Graïf !) L'Affaire d'Outreau doit se centrer sur l'explication d'un mystère: le silence des pétosophes et autres sorboniqueurs, le silence des "religions"... Il est plus que temps de monter au 56ème de la Tour Parnasse et d'échanger nos définitions de la vraie philosophie... Alors, l'affaire Outreau, traitée à son niveau réel, peut devenir une plaque tournante de l'histoire, (entre les possibles). Evidemment l'affaire de la Faisanderie garde sa supériorité, comme montage à trois étages.
Sain d'Esprit, (Ordino dans le civil), ne rate pas l'occase:
"Chercher système créé par "spécialiste" pour donner une leçon à des "amateurs" avec un ou deux "suicides" en prison. Sur modèle gentil papillon d'Hawaii provoquant hurricane en Floride..." Il fouille dans sa biblio, et "petite démo": une analogie Dreyfus-Outreau. MORE?
14:14 Publié dans TrueSophy | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note


Commentaires
.
Ecrit par : GFawkes | 24.02.2006
à Mrs Dupond M et conssorts, avocats
Je plains le désespoir de l’homme seul face à sa faute. Je compatis face à celui qui, pour des considérations matérielles ou de carrière fait fi de la souffrance d’un enfant. Il peut rallier à sa cause médias et opinion, mais seul, le soir, le visage en larmes de la petite victime dont il ne peut se détourner viendra, chaque jour, avec plus de force lui rappeler qu’il est un monstre… chaque jour jusqu’à son dernier souffle… la justice des états est bien douce à côté de celle-ci. Le monstre se dévorera lui-même : la douleur et la honte finiront par le rendre fou. ; Ainsi est l’homme qui porte en lui son châtiment comme un silice.
Je ne connais pas d'homme méchant; je ne connais que des hommes souffrants aveuglés par leurs passions. Voyez cet homme qui a construit une carrière et une position sociale, rien ne compte plus, pour lui que cela et il est prêt à faire souffrir quiconque lui semble être un obstacle.
Et d'ailleurs, dans son inquiétude, tout lui devient ennemi; une sorte de fièvre paranoïaque s'empare de lui... Rien ne doit lui résister. Pourtant, au bout de la vie, que restera-til de son délire? Que restera t il de sa souffrance? Il ne restera que le souvenir de la souffrance qu'il a infligé dans son inconscience, il ne restera que les injustices ayant parsemé son chemin. Quelquefois même les traces de la justice humaine sanctionnant cette avidité néfaste à la société, aux plus faibles. Mais même sa déchéance sera effacé de la mémoire des vivants. Restera, dans les générations à venir, comme les miasmes d'une incompréhensible douleur. Incompréhensible, car son rêve et sa folie seront effacés de la mémoire collective... seuls, ses enfants porteront encore jugement... Quand au richesses accumulées, les emportera t-il ? A quoi bon tout cela alors ?
T. Albert Gamotte
Ecrit par : T. Albert Gamotte | 26.02.2006
Les commentaires sont fermés.